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Retex Black History Week 2026 au Palais de Hounan à Ouidah

La troisième Journée plonge les participants au cœur de l’historicité du vodun

L’après-midi du lundi 9 février 2026 a conduit les participants, étudiants et chercheurs à Agondji pour une immersion au cœur du Palais de Dada Daagbo Hounon Hounan II. Loin des amphithéâtres conventionnels, c’est sous les voûtes séculaires de la tradition que Sa Majesté Daagbo Hounon Hounan II, a délivré une véritable leçon d’histoire vivante. Intitulée « L’univers Vodun et les mémoires transatlantiques », cette causerie thématique a permis de déconstruire les préjugés pour révéler le Vodun comme le socle de résistance et de résilience des peuples déportés. Face à un auditoire de jeunes universitaires captivés, le Chef religieux a remonté le fil du temps, expliquant comment le Vodun a traversé l’océan dans les cales des navires négriers, non pas comme une simple croyance, mais comme une « identité transportée ». Il a rappelé que si les chaînes ont entravé les corps, elles n’ont pu emprisonner les esprits. Pour Sa Majesté, le Vodun a été le langage secret et le ciment social qui a permis aux déportés de survivre à l’inhumanité des plantations en Haïti, au Brésil ou à Cuba. « Le Vodun n’est pas né de la traite, il lui a survécu et l’a transcendée », a-t-il martelé, soulignant que chaque divinité emportée est devenue un repère mémoriel pour les diasporas en quête de racines.

La transmission ne s’est pas limitée aux mots. Pour illustrer cet historique, le Palais s’est animé d’une force symbolique saisissante. Entre deux explications sur la généalogie des divinités (les Voduns), des chants ancestraux et des danses rituelles ont éclaté, transformant la cour du palais en une scène de médiation vivante. Les panégyriques déclamés ont servi de pont entre le passé et le présent, montrant aux étudiants que l’histoire du Bénin est indissociable de celle de ses fils d’outre-mer. En clôturant cette rencontre, Daagbo Hounon Hounan II a exhorté la jeunesse à se réapproprier ce savoir endogène. Plus qu’un culte, il a présenté le Vodun comme une science de la vie et de la fraternité universelle. Cette causerie au Palais Hounan restera comme un moment de « mémoire partagée », où la parole du Chef Suprême a redonné aux participants les clés de compréhension d’un patrimoine qui, bien que fragmenté par l’histoire, demeure une force de cohésion mondiale.

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