Le cri de justice de la pièce théâtrale « La Chaise vide » de Flavien ZOUNTCHEME emballe le public
Le Centre Culturel de Rencontre International CCRI John Smith de Ouidah a vibré, le samedi 4 avril 2026, aux couleurs de la troisième représentation du spectacle de théâtre ‘’La chaise vide’’. Pour sa troisième sortie, la pièce La Chaise vide du dramaturge Flavien ZOUNTCHEME a marqué les esprits par sa mise en accusation frontale des violences sexistes et de l’indifférence judiciaire.
Par Désir Camille TOGBE
Dans une salle comble, la scénographie oscillant entre un tribunal implacable et l’intimité brisée des foyers a servi de catalyseur à un slogan porté comme un serment par les spectateurs : « Plus jamais ça ». Objectif : faire d’un tribunal l’espace d’éveil de conscience collective pour dénoncer l’impunité des violences basées sur le genre.
L’œuvre tire sa force de son titre métaphorique <<‘La Chaise vide’, symbolise selon l’auteur l’absence criard de justice pour les femmes violentées, le vide laissé par une société qui détourne le regard et qui reste indifférente à l’injustice>> a précisé Monsieur Flavien ZOUNTCHEME auteur de la pièce théâtrale. Sur scène, les thématiques telles que l’amour trahi, les Violences Basées sur le Genre VBG et la quête de réparation sont fréquemment revenues. Les personnages de Sarah et Amina, figures de la résilience, ont confronté la machine institutionnelle incarnée par le Procureur, le Président de la Cour, tandis que les plaidoiries de l’Avocat ont accentué la tension entre la loi des hommes et la vérité des faits.
La mise en scène est l’œuvre du Metteur en scène et responsable de Dangbé Théâtre Monsieur Fréjute QUNENUM. IL a su exploiter chaque silence et chaque éclat de voix pour traduire l’urgence de la cause. L’auteur Flavien ZOUNTCHEME, présent à cette troisième représentation, a réaffirmé que sa plume se veut un outil de combat contre l’indifférence systémique qui étouffe le cri des victimes. « La pièce traduit les violences sexistes sur la femme et l’absence de justice pour les femmes violentées », a-t-il martelé, rappelant que l’art dramatique au Bénin se doit d’être un miroir sociétal capable de provoquer des réformes de mentalité profondes.
A la fin de cette troisième représentation samedi, Flavien ZOUNTCHEME a tenu à remercier le jeune public pour sa ferveur. <<Voilà, nous sommes à la fin de la troisième représentation de ‘La chaise vide’ et je voudrais vous remercier pour votre présence. Je voudrais surtout remercier ceux qui sont venus aux trois représentations. Vous avez vu évoluer vos camarades élèves sur scène et je crois que l’opportunité vous sera aussi offerte si un jour vous avez envie de vous former et de performer en tant qu’acteur.>> a déclaré Monsieur Flavien ZOUNTCHEME.
Il a surtout souligné que les arts de la scène constituent désormais une véritable opportunité de carrière pour les élèves et étudiants, les invitant à embrasser le théâtre non seulement comme une passion, mais comme un métier structurant. Cette soirée au CCRI marque une étape majeure dans la tournée d’une œuvre qui s’impose déjà comme un plaidoyer politique et social incontournable. ‘La chaise vide’ avait déjà remporté le grand prix du théâtre en Décembre 2025.



