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Lutte contre la désinformation et les discours de haine en période électorale

Bouge MEDIA impulsé par BougeLabs arme les acteurs des médias sur les techniques de fact-checking

A quelques jours des élections présidentielles du 12 Avril 2026, l’heure est à la formation des hommes des médias. BougeLabs, à travers sa branche Bouge MEDIA a réuni une douzaine de professionnels pour un atelier de haute facture le samedi 28 Mars 2026. C’est l’experte en fact-checking Mariama THIAM qui a animé cette session de formation dans un contexte où les réseaux sociaux deviennent le champ de bataille des opinions et où la vérification de l’information s’avère davantage indispensable. animé

Le sursaut citoyen et de renforcement de capacités en fact-checking des professionnels des médias de Bouge MEDIA révèle une ambition claire : contribuer à l’assainissement de l’espace public numérique béninois et former une nouvelles génération de journalistes fact-checkers. Pour Désir TOGBE, manager de Bouge MEDIA, l’enjeu est vital. « La désinformation et les discours de haine ont tendance à fortement influencer l’opinion publique en période électorale. Face à ce défi, Bouge MEDIA a pris l’initiative de créer des passerelles de bonnes pratiques pour renforcer les capacités de ceux qui sont en première ligne de la collecte, du traitement et de la diffusion de l’information», a-t-il rappelé lors de son allocution d’ouverture.

Désinformation, mésinformation, malinformation : Comprendre pour mieux combattre

L’atelier a été conduit de main de maître par Mariama Thiam, experte en fact-checking du Center for Journalism Innovation and Development CJID et journaliste fact-checker chez Dabawa. Avec une approche pédagogique rigoureuse, elle a d’abord déconstruit le concept générique de « fake news » pour introduire une typologie plus précise . La Désinformation : la création délibérée de faux contenus pour nuire, la mésinformation : l’erreur involontaire, et la malinformation: l’utilisation d’informations réelles détournées de leur contexte pour blesser ou manipuler.

L’experte a partagé des méthodes concrètes et des outils numériques pour identifier les contenus suspects. Cependant, au-delà de la technologie, Mariama Thiam a insisté sur l’éthique. Pour elle, la mission du journaliste fact-checker ne s’arrête pas au constat du faux : il faut aller au-delà des apparences et systématiquement confronter les sources. La vérité ne jaillit que de la confrontation rigoureuse et de la vérification croisée », a-t-elle martelé, rappelant aux 12 participants journalistes leur immense responsabilité sociale en période électorale. Elle a surtout insisté sur l’archivage systématique des données et des actes administratifs gage de base de données des déclarations des personnalités publiques.

BougeLabs vise également, à travers ces sessions, à recruter des adhérents pour son Think Tank de fact-checking et d’éducation médias. A terme, Bouge MEDIA se veut une garde prétorienne de l’information, capable de produire des contenus responsables et de contrer, en temps réel, les discours de haine qui polluent le débat démocratique. En outillant ces 12 journalistes, BougeLabs pose une pierre angulaire pour des élections apaisées et une opinion publique mieux éclairée au Bénin. Plusieurs ateliers virtuels sont déjà annoncés et les regards sont tournée vers la célébration le 03 Avril 2026 de la journée internationale du fact-checking.

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