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Focus Culture sur Ouidah

Sirac Soldat le créateur du rap fusion nous embarque dans son univers

L’invité du Focus Culture cette semaine est un artiste atypique. Un peu méconnu du public béninois Sirac Soldat est le créateur du rap fusion. Un concept qu’il a créé et autour duquel il lancera le premier album qui consacre ses 15 ans de carrière le 14 Mars 2026 à la Maison de la culture de Ouidah. Il a ouvert les portes de son univers à la rédaction de Bouge Media on vous laisse le découvrir.

Bouge Media : Qui est Sirac Soldat?

Sirac Soldat : A l’état civil, mon nom est Wenceslas HOUNKPATIN A.k.A Sirac Soldat, le créateur du rap fusion, un mélange de la drill, de la tradition et du amapiano. Voilà, le seul et unique.

Bouge Media : Depuis quand évoluez-vous dans le rap game et pourquoi avoir choisi de faire carrière dans la musique?

Sirac Soldat : J’ai commencé la musique depuis l’âge de 11 ans. Aujourd’hui, ça fait 15 ans déjà que je fais la musique, spécialement dans le rap. Je suis un rappeur polyvalent. Je ne fais que du rap cru. Quand il s’agit de chanter, je suis là. Quand il s’agit de rapper, je suis encore présent. Si j’ai choisis la musique comme carrière, c’est plus qu’une passion, c’est un don. Je ne peux que faire ce que mon destin a choisi pour moi.

Bouge Media : Quels sont les artistes où les courants du rap qui ont souvent influencé jusque-là votre musique?

Sirac Soldat : Je ne peux pas vous mentir. J’aimais Akon, j’aimais 50 Cent. C’est parce mon géniteur, celui qui m’a mis au monde à chaque soirée après les heures de travail, il dansait le breakdance. Ça m’inspirait, moi, de chanter ce qu’il faisait. Et là, j’ai commencé à faire le rap petit à petit. Je crois que ces deux-là seuls ont influencé ma carrière. À part eux, je ne crois pas qu’il y ait d’autres.

Bouge Media : Quels sont les thématiques/messages que vous véhiculez dans vos chansons?

Sirac Soldat : Je suis un rappeur de la rue. Un rappeur qui chante les réalités sociales. Je défends nos causes sociales. Il m’arrive parfois de chanter l’amour. Mais je chante l’amour dans le ‘’sacla’’. Quand je dis dans le ‘’sacla’’, c’est le jargon de la rue. Mais seuls ceux qui connaissent mon genre savent ce que je dis. Je ne chante pas en une seule langue. Je mélange le fon, le français, l’anglais et le yoruba.

Bouge Media : Est-ce que Sirac Soldat envisage très prochainement une collaboration avec un artiste à l’international? Si oui qui?

Sirac Soldat : Pour l’instant, Sirac Soldat prépare beaucoup de collaborations à l’international. Parce que déjà les featurings locaux, je pense que j’en ai fait assez. Et après le lancement de mon premier album intitulé ‘’14 MARS’’, j’ai prévu faire des dates dans six villes du pays et puis après je vais à l’international. Je prévois quelque chose avec la daronne et au Togo je suis en train de prévoir quelque chose avec le ‘’Gbévoun’’. Je préfère ne pas dévoiler les noms pour l’instant. Donc ceux qui connaissent déjà ce slogan savent déjà de qui je parle. S’ils suivent vraiment les réalités musicales, ils sauront de qui je parle.

Bouge Media : Vous organisez le 14 Mars prochain un concert de lancement d’album à la Maison de la Culture de Ouidah, Dites-nous un peu plus sur l’album 14 Mars, le concept rap fusion et les artistes invités !

Sirac Soldat : Le 14 mars 2026, je lance près de 21 titres. Et là j’ai prévu le Rap Fusion personnellement pour cet album qui sera le premier album de ma carrière. Un album nommé ‘’14 Mars’’ qui sortira le 14 mars 2026. Cet album, Rap Fusion, c’est mon identité. Le 14 mars, c’est une date liée à ma vie. Le titre phare de l’album s’appelle également ‘’14 Mars‘’. C’est mon identité cet album. C’est mon univers musical que j’invite les vieux, les jeunes, les enfants qui aiment le rap à découvrir. Je voudrais que tout le monde sache qu’il y a quelque chose qu’ils doivent écouter. Il y a un artiste qui conscientise la rue.

Bouge Media : A quel animal ressemblez-vous sur scène et qu’attendez-vous du public, de vos fans ce samedi 14 Mars 2026?

Sirac Soldat : Je suis Yoruba né à Ouidah. Je ressemble souvent au Vautour. Voilà, vous allez constater sur mes réseaux sociaux, mes publications Il y a toujours des stickers de Vautour que je mets. Parce que c’est mon identité en fait. Et quand je suis sur scène, je vole. Tout mon être n’est plus là. C’est une autre personne. Je ne suis plus là. Je n’entends personne à part ce que je sais faire, que je fais. Je m’impose sur la scène. Je suis comme dans une autre dimension quand je suis sur scène. C’est en cela que mes fans m’adorent. Ils me suivent. Et quand je dis ‘’Yanvi tché Ta zo ô là…’’, ils répondent.

Bouge Media : Qu’est-ce que Sirac Soldat pense de l’état d’agonie du rap béninois? On vous laisse conclure cet entretien.

Sirac Soldat : Quelle question! Vraiment, il nous reste beaucoup à faire. Honnêtement, moi-même, je n’ai encore rien fait. Mais nous sommes encore à la traine. On n’arrive même pas aux chevilles de certains. Je ne sais pas ce qu’on peut faire aujourd’hui pour dépasser les Lil Wayne. Ce qu’on peut faire pour dépasser les 50 Cent, Lil Thug et autres.. Sauf si on crée. Sauf si on montre ce qu’on sait faire vraiment. Et qu’on crée une identité musicale béninoise que tout le monde pourrait suivre comme l’amapiano d’à côté. D’Asaké. Il faut qu’on sorte quelque chose d’unique. Et là, je pense qu’avec le rap fusion que j’amène ça pourrait aller. Sinon à part ça, le reste. On fait le rap de tous les jours. Et je ne sais pas ce qu’on pourrait faire pour dépasser tous ces niveaux. On a encore du travail à faire.

Rendez-vous le samedi 14 Mars 2026 à partir de 18h. Mais vous savez, dans l’armée, il y a trop de rigueur. Trop de professionnalisme dans l’armée. Soyez donc à l’heure. Sinon, vous allez rater ma scène, s’il vous plaît. Sirac Soldat…Merci

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